Les Cas types de cybersécurité(DoS et DDoS)
Une attaque par déni de service submerge les
ressources d’un système afin que ce dernier ne puisse pas répondre aux demandes
de service. Une attaque DDoS vise elle aussi les ressources d’un système, mais elle
est lancée à partir d’un grand nombre d’autres machines hôtes infectées par un
logiciel malveillant contrôlé par l’attaquant.
À la différence des attaques conçues pour permettre à
un attaquant d’obtenir ou de faciliter des accès, le déni de service ne procure
pas d’avantage direct aux attaquants. Le déni de service est une satisfaction
en soi pour certains pirates. Cependant, si la ressource attaquée appartient à
un concurrent, l’avantage pour l’attaquant est alors bien réel. Une attaque DoS
peut aussi avoir pour but de mettre un système hors ligne afin de pouvoir
lancer un autre type d’attaque. Un exemple courant de cette technique est le
détournement de session, que je décrirai plus loin.
Il existe différents types d’attaques DoS et
DDoS ; les plus courantes sont les attaques SYN flood, les
attaques teardrop, les attaques par rebond, le ping de la mort et
les botnets.
Attaque
TCP SYN flood
Un attaquant exploite
l’utilisation de l’espace tampon lors du handshake d’initialisation de session TCP.
La machine de l’attaquant inonde de demandes de connexion la petite file
d’attente de traitement du système cible, mais elle ne réagit pas lorsque le
système cible répond à ces demandes. Le système cible se met alors à temporiser
en attendant la réponse de la machine de l’attaquant, ce qui fait planter le
système ou le rend inutilisable lorsque la file d’attente de connexion se
remplit.
Il existe quelques parades aux attaques SYN flood :
·
Placez les serveurs derrière un pare-feu
configuré pour bloquer les paquets SYN entrants.
·
Augmentez la taille de la file d’attente de
connexion et diminuez le délai d’attente pour les connexions ouvertes.
Attaque teardrop
Cette attaque provoque le chevauchement des
champs de longueur et de décalage de fragmentation des paquets séquentiels du
protocole Internet (IP) au niveau de l’hôte attaqué ; au cours de ce
processus, le système attaqué tente de reconstruire les paquets mais échoue. Le
système cible s’embrouille et plante.
En l’absence de correctifs pour se protéger
contre cette attaque DoS, désactivez SMBv2 et bloquez les ports 139 et 445.
Attaque Smurf
Cette attaque implique d’usurper une adresse
IP et d’utiliser l’ICMP pour saturer de trafic un réseau cible. Cette méthode
d’attaque utilise des demandes d’écho ICMP ciblant des adresses IP de
diffusion. Ces demandes ICMP proviennent d’une adresse usurpée. Si, par
exemple, l’adresse de la victime choisie est 10.0.0.0.10, l’attaquant simule
une demande d’écho ICMP de 10.0.0.0.10 à l’adresse de diffusion
10.255.255.255.255. Cette demande est envoyée à toutes les adresses IP de la
plage, et toutes les réponses sont renvoyées à 10.0.0.0.10, submergeant ainsi
le réseau. Ce processus est répétable et peut être automatisé en vue de générer
des encombrements considérables sur le réseau.
Pour protéger vos appareils de ce type
d’attaque, désactivez les diffusions dirigées par IP vers les routeurs. Ceci
bloquera les demandes d’écho ICMP au niveau des périphériques réseau. Une autre
option consiste à configurer les systèmes d’extrémité de manière à les empêcher
de répondre aux paquets ICMP provenant des adresses de diffusion.
Ping of death
Ce type d’attaque pingue un système cible
avec des paquets IP dont la taille est supérieure au maximum de 65 535
octets. Les paquets IP de cette taille ne sont pas autorisés, le pirate les
fragmente donc. Lorsque le système cible réassemble les paquets, il peut subir
des débordements de tampon et d’autres plantages.
Les attaques ping de la mort peuvent être
bloquées à l’aide d’un pare-feu qui vérifie la taille maximale des paquets IP
fragmentés.
Botnets
Les botnets sont des réseaux
constitués de millions de systèmes infectés par des logiciels malveillants et
contrôlés par des pirates informatiques afin d’effectuer des attaques DDoS. Ces
bots ou systèmes zombies sont utilisés pour effectuer des attaques contre les
systèmes cibles, souvent en submergeant leur bande passante et leurs capacités
de traitement. Ces attaques DDoS sont difficiles à tracer, car les botnets sont
disséminés dans des lieux géographiques différents.
Les botnets peuvent être atténués par :
·
le filtrage RFC3704, qui bloque le trafic
provenant d’adresses usurpées et contribue à assurer la traçabilité du trafic
vers son véritable réseau source. Le filtrage RFC3704 supprime par exemple les
paquets provenant d’adresses figurant sur la liste Bogon.
·
Le filtrage par trous noirs, qui élimine le
trafic indésirable avant qu’il n’entre dans un réseau protégé. Lorsqu’une
attaque DDoS est détectée, l’hôte BGP (Border Gateway Protocol) doit envoyer
des mises à jour de routage aux routeurs des FAI, afin qu’ils acheminent tout
le trafic à destination des serveurs victimes vers une interface null0 lors du
saut suivant.
But recherché :
Rendre
un service indisponible. Le cybercriminel agit pour
des motivations politiques, idéologiques, par goût du challenge, chantage,
vengeance, ou pour des raisons économiques (concurrence). Cette attaque peut
être utilisée pour faire diversion d’une autre attaque visant à voler des
données sensibles de sa cible.
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